Problèmes de financement des reportages, agences en difficulté, concurrence des amateurs et d'Internet : le photoreportage traverse une crise profonde, très visible au festival Visa pour l'image de Perpignan.

 

© AFP/RAYMOND ROIG

Problèmes de financement des reportages, agences en difficulté,
concurrence des amateurs et d'Internet : le photoreportage traverse une crise profonde,
très visible au festival Visa pour l'image de Perpignan.

 

Le temps des épreuves

Le photographe américain David Burnett se souvient avec nostalgie des temps glorieux, dans les années 1970, quand il attendait dans son salon "le coup de fil magique". "Le téléphone sonnait, c'était l'agence qui appelait pour m'envoyer au Baloutchistan. Je regardais sur une carte où c'était, et je sautais dans le premier avion." Aujourd'hui, le téléphone sonne rarement. Même les photographes au talent confirmé ne trouvent plus ni financement ni débouchés pour leurs images. Cela fait quinze ans qu'à Perpignan, au festival Visa pour l'image, on déplore le déclin du photojournalisme d'auteur, victime de la baisse des prix, de la surabondance de photographes, de la mauvaise santé de la presse, de l'explosion d'Internet. Mais depuis 2008, avec la crise économique, les choses ont pris un tour dramatique. L'agence Gamma, où travaillèrent Raymond Depardon et Gilles Caron, a été mise en liquidation judiciaire en juillet et s'apprête à licencier tous ses photographes. Même Magnum, la coopérative fondée par Henri Cartier-Bresson et Robert Capa en 1947, a vacillé. Son chiffre d'affaires a chuté de 30 % en un an. Magnum a fait un plan social, hypothéqué son immeuble. Et tous les photographes ont accepté de réduire leurs marges au profit de l'agence.

A Perpignan, l'effondrement du secteur est nettement visible. Au Palais des congrès, l'étage réservé aux agences est quasi désert : la location des stands a chuté d'un tiers en un an. Œil Public, collectif récemment devenu agence, n'avait pas les moyens de financer le sien. "L'an dernier, explique Samuel Bollendorff, membre d'Œil Public, toutes nos sources de revenus ont plongé - la presse, la communication d'entreprise, la vente de tirages en galerie. Nous avons dû licencier. Fin 2008, c'est simple, je n'ai travaillé que quelques jours. Pour la première fois, je n'ai pas atteint le RMI."

La crise économique a accentué une tendance lourde sur le front de l'image : concurrence accrue des agences, baisse générale des prix, généralisation des photos libres de droits. Confrontée à la chute de ses recettes publicitaires, la presse en difficulté a tiré le marché vers le bas. "Les magazines se sont mis à négocier des forfaits avec une seule agence, explique Mete Zihnioglu, directeur technique de Sipa : pour un montant fixe mensuel, ils avaient accès à toutes les images de l'agence. Mais du même coup, ils fermaient la porte aux autres agences. L'Express a été le premier à négocier un forfait avec Reuters. Du jour au lendemain, Sipa a perdu 25 000 euros par mois."

Avec des agences en mauvaise santé financière, des budgets photo en baisse dans la presse, la production des reportages a pris un coup. Jusqu'à la fin des années 1980, les magazines d'actualité, Time et Newsweek en tête, portés par leur énorme diffusion, dépensaient des sommes faramineuses pour financer les photographes. "Time payait 15 000 dollars, plus les frais, pour une semaine de travail, se souvient David Burnett. Et pas forcément pour publier : juste pour être sûr que les images n'iraient pas à la concurrence." Aujourd'hui, le lectorat a migré vers Internet et les groupes de presse font la chasse aux coûts.

Les magazines désargentés négocient les tarifs, rognent sur les frais, et surtout raccourcissent au maximum la durée des séjours. "En 1994, j'ai travaillé six mois de suite pour Geo pour un reportage sur l'éléphant dans plusieurs pays d'Asie. C'est devenu totalement inimaginable", explique Patrick Aventurier, de Gamma. Un reportage d'une semaine pour un magazine n'est plus payé aujourd'hui que 4 000 ou 5 000 dollars. "Le prix a été divisé par trois en dix ans", assure Annie Boulat, directrice de l'agence Cosmos.

Les quotidiens ne sont pas en reste dans ce mouvement de baisse : le New York Times, qui produit des reportages avec ses propres photographes, collabore également avec des photographes extérieurs, payés 250 dollars par jour. "Le tarif n'a pas bougé depuis que j'ai commencé, il y a douze ans", reconnaît Elizabeth Flynn, adjointe au service photo du quotidien américain. Et pour cette somme, le photographe doit fournir toujours plus : ses images seront publiées dans l'édition papier, sur le site Internet et même revendues par le New York Times à d'autres médias.

Avec de tels tarifs, les photographes tirent le diable par la queue. Ainsi Sarah Caron, qui a couvert la révolte des moines en Birmanie pour le Journal du dimanche, a fait ses comptes : "J'ai dû payer des billets d'avion, acheter un petit appareil photo, engager un traducteur. Mais seule une partie des frais était couverte. Au total, si on enlève le pourcentage versé à mon agence, ces dix jours de travail m'ont rapporté 150 euros ! Du coup l'agence a réduit sa marge pour que je m'en sorte."

De moins en moins de médias se risquent à financer des reportages. Tout au plus les magazines offrent-ils au photographe une simple "garantie" : une somme forfaitaire lui est versée pour acheter un billet d'avion. Puis le magazine est prioritaire pour publier des images, payées à l'unité. Ce système d'avance a longtemps été le moteur du photojournalisme.

Mais lorsque Bruno Stevens a voulu partir, en janvier, pour la bande de Gaza, le photographe belge n'a trouvé ni commande ni garantie. "J'ai financé mon billet d'avion moi-même. Et c'est seulement en Egypte, lorsque j'ai trouvé un moyen d'entrer à Gaza, que Stern et Paris Match ont pris le train en route. J'ai rentabilisé mon travail, mais a posteriori. Cela pose le problème de l'accès des photographes au terrain."

Puisque la presse fait défaut, nombre de photographes cherchent à diversifier leur activité pour multiplier les sources de financement. Bruno Stevens, "totalement fauché", s'est mis à la photo "people", plus lucrative. Il a également fait des commandes pour des ONG - une pratique de plus en plus répandue, mais à laquelle se refusent d'autres photojournalistes, jugeant les ONG trop impliquées dans les conflits couverts. Catalina Martin-Chico, qui travaille sur le Yémen, donne des cours de photographie et fait de la communication pour des entreprises. Samuel Bollendorff a financé son projet sur la Chine grâce au ministère de la culture. "La presse, maintenant, pour moi, c'est la cerise sur le gâteau, dit-il. Je ne compte plus dessus."

MaryAnn Golon, ancienne directrice photo de Time, mise beaucoup sur l'investissement des grandes compagnies privées pour financer les projets photographiques, à travers des bourses ou des commandes. De son côté, l'agence Magnum, qui ne tire plus depuis belle lurette la majorité de ses revenus de la presse, va ouvrir une nouvelle galerie à Paris pour vendre ses tirages.

Paradoxalement, en dépit des souffrances connues par les agences et les photographes, il n'y a jamais eu autant d'images en circulation. Avec les évolutions technologiques, de nouvelles images sont apparues - qui ne sont d'ailleurs pas sans poser des problèmes de déontologie. Les photos d'amateurs, à la fiabilité problématique, sont désormais vendues par des agences spécialisées, comme Citizenside (dont l'AFP est actionnaire) ou Demotix, présente au festival de Perpignan cette année. D'autres sont mises à disposition directement par leurs auteurs sur des sites de partage tels que Flickr. Dans un numéro de décembre 2008, Time a ainsi publié une série de photos de Barack Obama récupérées sur Flickr, sans verser aucune rétribution aux contributeurs.

Les photos d'illustration (souvent scénarisées) ont également fait une entrée remarquée sur le marché. Après les géants Getty et Corbis, ce sont les microstocks, petites banques d'images en ligne, qui offrent les photos les moins chères du monde : les sites comme Fotofolia ou iStock proposent aux photographes de déposer leurs images, vendues à des prix plancher, parfois pour seulement 1 euro. Le 27 avril, Time a fait sa couverture à partir d'une photographie trouvée sur iStock : un bocal, rempli de pièces de monnaie, illustre un article sur "La nouvelle frugalité". Même si l'image a été largement retravaillée par un graphiste, le matériel de base n'aura coûté au magazine que quelques dizaines de dollars. Du jamais-vu.

Le point commun de ces nouvelles images, c'est qu'elles ne coûtent rien ou presque. Pour Ayperi Ecer, directrice du développement de la photographie chez Reuters, les bouleversements de fond que traverse le monde de l'image s'apparentent à ceux déjà connus par l'industrie de la musique, confrontée à l'invasion de la gratuité sur Internet. "On n'a pas encore trouvé le modèle économique viable. Mais c'est le multimédia qui est l'avenir du photojournalisme. Il y aura peut-être moins de travail en tant que photographe, mais plus comme graphiste, comme producteur."

Reuters a déjà produit, avec l'aide de l'entreprise Mediastorm, deux projets mêlant son, image et texte. MaryAnn Golon, qui est désormais consultante pour l'agence Noor, ne dit pas autre chose : "La capacité à raconter des histoires en images n'a pas disparu. Sans doute que seuls les meilleurs photographes, les agences les plus créatives vont s'en sortir. Mais ce tournant est plutôt excitant."

Pour la première fois, à Perpignan, un prix du Webdocumentaire a été attribué. Le président du jury, Samuel Bollendorff, a travaillé une année entière pour produire, à partir de son voyage en Chine, un objet interactif intitulé "Voyage au bout du charbon". De ses images, il avait d'abord fait un livre, acheté par 2 000 personnes. Puis une exposition, vue par 5 000 visiteurs. Son webdoc, financé en partie par une bourse du CNC et hébergé par le site Lemonde.fr, a été visionné par 150 000 visiteurs.

 

Claire Guillot

Article paru dans l'édition du 06.09.09 du journal Le Monde.


Images + textes = la bombe d'Eugene Richards sur l'Irak

Les 45 images en noir et blanc de l'Américain Eugene Richards, alignées au Couvent des Minimes, ne sont pas les plus spectaculaires, les plus atroces ou les plus sanglantes du festival de photojournalisme de Perpignan. Pour "War is Personal" ("La guerre est personnelle"), le photographe s'est rendu auprès de familles américaines dont le destin a basculé, balayé par la guerre en Irak. Angoisses et dépression, blessures physiques ou intérieures, inadaptation à la vie quotidienne, suicide... Richards a rapporté une série de petites histoires, à la fois banales et d'une tristesse infinie.
Il y a Mona Parsons, qui accompagne son fils à l'aéroport après avoir tenté vainement de l'empêcher de repartir en Irak. Le jeune homme a embrassé ses enfants dans leur lit et puis il est parti. Il y a Mike Harmon, ce médecin militaire qui a des crises d'angoisse terribles depuis qu'il a vu mourir des femmes et des enfants sous les balles de son unité. On le voit prostré sur un banc.
Tomas Young, lui, est totalement paralysé depuis qu'un tir l'a touché au dos, quatre jours seulement après son arrivée en Irak. Il faut citer Kimberly Rivera, qui s'est enfuie au Canada avec ses enfants et son mari à l'occasion d'une permission. La police américaine peut venir la chercher à tout moment.
A chaque fois, Eugene Richards prend quelques photos en noir et blanc, souvent cadrées de près, qu'il accompagne d'un témoignage. Les images sont simples, parfois volontairement répétitives. Surtout, les textes sont exposés, non comme des légendes, mais au même niveau que les images. Des pages noires rythment la narration. La pudeur des photos, alliée à la brutalité des textes, produit une force terrible.

Eugène Richards, 65 ans, ancien membre de l'agence Magnum, qui a réalisé ce reportage pour Getty Images, est reconnu depuis longtemps pour son travail âpre et noir sur la tragédie du monde, de la misère à la drogue en passant par le cancer de sa femme. Il aurait aimé se frotter directement à la guerre et, en 2006, il a tenté de partir en Irak. "Mais je ne suis pas la bonne personne... Je me fais vieux, je n'ai pas d'expérience des conflits." Il décide alors, "au lieu de critiquer", de rendre visite aux victimes qui voulaient bien le recevoir. "Je les ai laissés parler, sans intervenir. Je ne leur demandais pas : "Alors la guerre, c'était comment ?", mais plutôt : "Parlez-moi de votre famille." Je ne voulais pas montrer leurs blessures, je voulais savoir qui ils étaient." Et il ajoute : "Les gens sont toujours bien plus complexes qu'on aimerait qu'ils soient ».

Ainsi, le jeune Dusty, qui a eu le visage brûlé et la main remplacée par un crochet métallique, sourit sur les images malgré son corps démantibulé. Apparemment, il ne regrette rien. Il parle de la guerre comme d'un "bienfait", de la chance qu'il a de pouvoir désormais rester à la maison pour s'occuper de sa fille. Il sert même à l'occasion de recruteur pour l'armée. "Il y a eu un reportage de la chaîne HBO sur les victimes de la guerre, explique Eugene Richards. Ils ont interrogé Dusty, mais il ne collait pas avec ce qu'ils voulaient. Ils n'ont pas gardé son témoignage."

La variété des expériences vécues est extrême. Mais sur presque toutes les images, la tragédie est palpable. Les images les plus difficiles à supporter sont sans aucun doute celles de Jose Pequeno, 34 ans. A l'hôpital militaire, sa soeur le tient avec douceur dans ses bras. Mais Jose n'est pas vraiment là : sur une photo prise de profil, on voit que la tête du jeune homme a un énorme trou, comme si on lui avait mordu dedans. A Ramadi, une grenade l'a privé de 40 % de son cerveau.

Eugene Richards ne voulait pas faire "un travail contre la guerre". Mais la conclusion de cette série d'images, admet-il, est limpide. "Ces gens ne sont que quinze personnes sur des milliers. Mais quand on les regarde, on ne peut pas se bercer d'illusions sur la guerre."

"War is Personal", d'Eugene Richards. Festival Visa pour l'image, Couvent des Minimes, 24, rue Rabelais, Perpignan. Tél. : 01-44-78-66-80. De 10 heures à 20 heures. Jusqu'au 13 septembre. Entrée gratuite.

Claire Guillot

Article paru dans l'édition du 04.09.09 du journal Le Monde.


Le Web-documentaire s'invite à "Visa pour l'image"

Les Web-documentaires font leur entrée aux côtés des reportages photographiques au festival "Visa pour l'image" de Perpignan. En partenariat avec RFI et France24, le festival proposait un prix spécial pour cette évolution multimédia du reportage. Ce prix a été décerné, mercredi 2 septembre,  au Corps incarcéré de Soren Seelow, Léo Ridet, Bernard Monasterolo et Karim El Hadj (Le Monde Interactif).

Le genre n'est pas nouveau. Mélangeant plusieurs médias, de la photographie à la vidéo en passant par le son et le texte, ce type de reportage existe depuis plus de dix ans. Après un développement important aux Etats-Unis (avec des sites produisant des diaporamas sonores comme Mediastorm par exemple), le genre prend petit à petit de l'importance en France. "Depuis six mois, on constate un véritable intérêt dans le milieu professionnel", estime Philippe Couve, concepteur et producteur de l'Atelier des médias sur RFI et à l'origine du prix du Web-documentaire à "Visa pour l'image".

Jean-François Leroy, directeur du festival, qui par le passé n'a jamais caché ses réticences face à Internet et à sa tendance à publier des photographies "gratuites", explique avoir eu le déclic pour ce genre de contenu "en voyant le Web-documentaire de Samuel Bollendorf Voyage au bout du charbon [publié par Le Monde.fr, NDLR]". Ce nouveau prix doit servir, selon lui, de reconnaissance et de gage de qualité pour un genre encore méconnu : "On a reçu plusieurs centaines de dossiers, mais beaucoup n'étaient que de simples portfolios sur lesquels a été ajoutée de la musique. Ça, ce n'est pas du Web-documentaire. Ça doit être un vrai produit multimédia avec de la bonne photo, un bon son, de la bonne vidéo et un bon montage."

FORMAT OVNI

Pourtant, le Web-reportage n'a pas encore de forme arrêtée. Presque chaque nouveau sujet est l'occasion d'une présentation différente. "C'est un genre qui reste encore largement à exploiter", fait remarquer Philippe Couve. Il pointe ainsi de grandes différences entre des diaporamas sonores pouvant être assez linéaires dans la narration et certains documentaires imaginés comme des sites à part entière (comme Ciudad Juarez, réalisé par la société de production Upian). Alexandre Brachet, responsable d'Upian, dresse d'ailleurs le même constat. "Le temps n'est pas encore venu de dupliquer les formats, mais plutôt de continuer à en créer de nouveaux" explique-t-il. "Les internautes demandent à être surpris", affirme-t-il.

Pour Jean-François Leroy, retrouver ce type de productions dans le plus grand festival de photojournalisme n'est pas un hasard. Tous croient en la force de l'image fixe dans ce type de production. Selon Alexandre Brachet, la photographie a beaucoup à gagner avec le Web puisque les internautes sont avides "d'images fortes et accessibles rapidement". Le Web-documentaire a l'avantage de combiner "la force de l'image fixe et la possibilité de la faire vivre par le son ou en zoomant sur un détail", estime Mathieu Mondoloni, l'un des photographes nominés pour le prix.

UNE RÉPONSE À LA CRISE DES MÉDIAS TRADITIONNELS

Mathieu Mondoloni avoue que le support qu'il privilégie reste le papier. Pour la qualité des reproductions et leur aspect concret, les magazines gardent de leur superbe. Mais il est sûr que les jeunes photographes "seront obligés d'envisager le Web comme un nouveau moyen de diffuser leurs images", en réponse au manque de financement des journaux.

De nombreux directeurs d'agences photographiques, comme Stephen Mayes, de la prestigieuse agence VII, estiment que les magazines ne seront plus à terme les uniques clients des photographes mais des partenaires parmi d'autres tels que les institutions publiques, les ONG ou les sites Internet. Sur ce point, photojournalisme traditionnel et Web-reportage se rejoignent. En France par exemple, de nombreux projets pour l'Internet ont vu le jour grâce à un fonds important du Centre national de la cinématographie (CNC) spécialement dédié aux créations numériques. "Car la qualité a un coût", insiste Jean-François Leroy. Et les sites Internet d'information auront du mal à l'assumer seul. "Mais ceux qui offriront ces contenus de qualité sauront tirer leur épingle du jeu", assure-t-il.

 

Les Web-documentaires sélectionnés à "Visa pour l'image" :

Bearing Witness : Five Years of the Iraq War - Ayperi Ecer et Jassim Ahmad / Reuters en collaboration avec MediaStorm

The Places We Live - Jonas Bendiksen / Magnum Photos

Adoma, vers la maison ? - Thierry Caron

Les Mots de la guerre dans l'est du Congo - Cédric Gerbehaye / Agence VU

Le Corps incarcéré - Soren Seelow, Léo Ridet, Bernard Monasterolo et Karim El Hadj / Le Monde Interactif

The Iron Curtain Diary 1989-2009 - Matteo Scanni, Samuele Pellecchia et Massimo Sciacca / Prospekt Photographers, coordination Angelo Miotto

La Maraude : à l'écoute des sans-abri - Matthieu Mondolini

Chroniques de Pékin - De Mao aux JO - Marco Nassi Nera / ARTE Reportage

Génération Tian'anmen - Avoir 20 ans en Chine - Patrick Zachmann production Narrative

Antonin Sabot

Article paru dans l'édition du 04.09.09 du Journal Le Monde.

 

 

 


Le texte provient du journal Le Monde.