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Drones civils


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Photokina 2016

l'évolution de la photographie d'après la vision des concepteurs du drone Lily

La Photokina 2016 est un salon biannuel qui a lieu à Cologne en Allemagne et ou sont présentés les nouveautés en matière d'appareils photo.
De nombreux drones étaient présentés car dans un marché de la photo morose, le marché des drones est devenu En France et en Europe, un marché de masse et les ventes ont pratiquement triplé en France en 2015. De 100 000 ventes en 2014, on est passé a 286 019 drones de loisirs vendus en 2015 et l'année 2016 devrait voir au moins 377 000 drones vendus.







DJI Phantom 3 4K




photo prise avec un drone de loisir
(c) jarleton





drone GoPro Karma




DJI Mavic Pro


DJI Matrice 600 avec Hasselblad A5D

En marge des appareils traditionnels, smartphones ou cameras d'action, de nouveaux appareils connectés permettent maintenant de prendre des photos inenvisageables il y a encore quelques années. C'est le cas des drones de loisirs qui pour le prix d'un compact évolué offrent de nouveaux points de vue. Le best-seller DJI Phantom 3 est ainsi proposé avec sa caméra à 500 € (septembre 2016).

Go Pro, qui cherche à se diversifier, présente le Go Pro Karma, quadcoptère avec la possibilité de replier les bras pour le ranger dans une sacoche dédiée qui accueille aussi sa télécommande. Le drone exploite un bras de stabilisation amovible qui peut donc éventuellement être utilisé avec une caméra d'action indépendamment du drone. Il accepte les cameras Heros 4 et 5.
Il est disponible au prix de 869,99 € pour le drone Karma seul et 1199,99 € pour le drone Karma avec la caméra Hero 5 Black (octobre 2016).

Quelques jours après la Photokina, en réponse au Go Pro Karma, DJI présente le DJI Mavic Pro, nouveau drone à bras pliables est plus petit que le Karma et peut se loger dans un sac à dos. Il filme en 4K ou en 12 Millions de pixels (objectif 28mm) et dispose de nombreux capteurs (GPS et assimilés, ultrasons...) grâce auxquels il peut voler de manière autonome, suivre automatiquement son sujet, éviter automatiquement les obstacles, conserver une altitude stable ou même faire un selfie par reconnaissance des gestes. Ses capteurs sont doublés pour éviter les incidents et il est proposé avec une nouvelle radiocommande plus compacte.
Le DJI Mavic Pro est disponible aussi pour 1200 € avec la télécommande (mi-octobre 2016).

Si vous préférez le drone DJI Matrice 600 avec la camera aérienne Hasselblad A5D moyen format de 50 ou 80 mégapixels, Il vous en coutera au minimum 25000 €.


Des aigles royaux pour «chasser» des drones


un rapace attrapant un drone

La police néerlandaise utilise des rapaces dressés pour faire la chasse aux drones. Elle a fait appel à la société Guard From Above spécialisée dans l'utilisation d'oiseaux de proie pour intercepter des drones dits hostiles.
Cette “solution low-tech pour un problème high-tech a été reprise par l'Armée de l'Air Française qui a opté pour l'aigle royal.
En novembre 2016, le général de division aérienne Jean-Christophe Zimmermann a indiqué que l'armée de l'air a fait l'acquisition de quatre œufs d'aigles royaux en Autriche. Ils ont éclos au printemps et ont été dressés avec de premiers résultats encourageants. Ces aigles ont été nourris sur des drones et devraient être opérationnels en 2017-2018.
Il est envisagé d'équiper les aigles de traceurs GPS et de caméras afin d'identifier les pilotes de drones contrevenants.

Un an après, en décembre 2017 et malgré une formation intense, les aigles n'ont pas toujours agi comme prévu, rapporte NOS, citant une déclaration d'un porte-parole de la police. Compte tenu de ces problèmes d'entraînement, les officiels craignent que les aigles ne puissent pas fonctionner comme prévu lorsqu'ils sont utilisés en dehors de leur environnement d'entraînement.

Entre cette possibilité et un manque (surprenant?) de demande d'aigles attrapeurs de drones, le programme est maintenant officiellement arrêté.


Nouvelle Législation

Un nouveau texte de loi a été adopté mardi 27 septembre 2016 par l’Assemblée nationale Française. Il est plus contraignant mais son application effective ne devrait pas intervenir avant mi-2018 voire début 2019. Il concerne principalement les drones de plus de 800 grammes, ce qui permet aux drones produits par Parrot mais aussi au tout dernier Mavic Pro (à peine 750 grammes) d'échapper à la législation. Les principales mesures de la proposition de loi sont :

- Obligation d’immatriculation
Jusque ici, l'utilisation de drones civils etait encadre par le legislateur et ce depuis 2012:
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025834953 https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025834986&dateTexte=&categorieLien=id

Les règlementations en vigueur le 1er janvier 2016 régissant l’utilisation des drones civils concernait la demande d’autorisation de pilotage des appareils volants télécommandables à distance. L’arrêté stipulait que tous « aéronefs » dont le poids excède les 25 kilos doivent être immatriculés. Au-dessous de ce poids, l’appareil peut être utilisé librement si celui-ci est un utilitaire de loisir.

Le vote du sénat du 13 octobre 2016 modifie cette loi en vigueur. Il s’agit d’une version plus stricte du code de transport sur tous les aéronefs. Dans l’article L. 6111-1 partie II et alinéas 2 est stipulé que tous appareils télécommandable à distance supérieurs à 800 grammes qu’ils soient de loisirs ou professionnels doivent être immatriculés. De plus, l’utilisation de ses engins nécessite un brevet de pilotage.

- Brevet de pilotage de drones civils
Comme indiqué auparavant, il est possible de piloter un drone de loisir sans avoir à se procurer d’un brevet de pilotage jusqu’en 2018. En effet, le pilote peut circuler librement avec son appareil si celui-ci ne dépasse pas les dimensions et les poids recommandés : moins de 25 kilos. Cela s’applique avec les conditions de vol et les différentes interdictions en vigueur. Il s’agit notamment des règlementations régissant les drones avec camera. Cela reste les mêmes principes, mais a évolué sur quelques détails. En effet, la prise de photo et de vidéo était légale dans la mesure où celle-ci n’entrave pas l’intimité d’autrui. Dans le cas contraire, il est nécessaire selon la nouvelle loi de faire une demande d’autorisation.

- Accessoires et équipement des drones
Avant, les règles d’immatriculation et l’obligation de formation de pilotages sont uniquement destinés aux engins volants télécommandables à distance de plus de 25 kilos. Qu’il s’agisse d’appareils professionnels ou de modèles destinés aux loisirs, les conditions de vol sont uniquement le respect d’altitude et la limitation d’espace. Pour 2018, la loi spécifie les règlementations sur les drones de plus de 800 grammes. À cela s’ajoute l’obligation des concepteurs des engins de mettre des dispositifs lumineux sur l’appareil. Au-dessous du poids indiqué, l’appareil peut être considéré comme étant un mini drone et n’est en aucun cas régi par ces lois. Il peut être utilisé librement sans pour autant gêner l’espace personnel des autres.

- Utilisation des drones par des professionnels
Les règles régissant les drones professionels ont été légèrement modifiées. Il s’agit en premier lieu de l’obligation d’une demande de titre pour le pilotage de ce type d’engin. Ce dernier nécessite une formation et un examen avant sa délivrance. La délivrance, le retrait ainsi que la suspension de ce brevet sont fixés par le Conseil de l’État. Par la suite, le professionnel devra maîtriser les règles d’utilisation dont le respect de l’espace, de l’altitude et la diffusion des images et vidéos. Pour ce qui est de l’altitude en premier lieu, il reste le même que l’ancienne règlementation : jusqu’à 150 m d’hauteur. Par la suite, l’article fait mention de l’interdiction de survol en pleine nuit et la nécessité d’avoir une distance minimum de 30 m de l’agglomération.

La décision du Sénat pour le renforcement des lois régissant l’utilisation des drones civils consiste à améliorer les conditions de vie des habitants tout en assurant leur sécurité. Il s’agit de modification des lois en vigueur depuis le 1 er janvier 2016. Ces derniers seront applicables tout au long de cette année et les changements s’appliqueront dès le début de l’année 2018. Le non-respect de ses conditions est condamnable sous amandes pouvant se décliner de 15000 à 45000 euros et peut même se terminer jusqu’à un emprisonnement.

Pour en savoir plus sur la place des drones dans le ciel francais, rendez vous sur cette page http://www.developpement-durable.gouv.fr/quelle-place-drones-dans-ciel-francais, assurez vous d'etudier la carte suivante https://www.geoportail.gouv.fr/donnees/restrictions-pour-drones-de-loisir ou rendez vous sur cette page https://www.amateursdedrones.fr/reglementation-legislation-drones/

pierre j.


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Les textes de cette page n'engagent que leur auteur et en aucun cas DJI, General Atomics Aeronautical Systems, Go Pro, Hasselblad, Prox Dynamics ou les autres marques citées qui sont des marques déposées.
Le texte sur la législation a pour auteur Marc David.
Black Hornet, Hero, Karma, Mavic, Matrice, Phantom Predator, Reaper sont des produits des marques pré-citées

Créé le 29 septembre 2016, mis à jour le 14 décembre 2017.
© Pierre J.